Territoires Occupés de Palestine

Contexte

Ces dernières années, les conditions socioéconomiques et sanitaires ont souffert des restrictions de mobilité et du manque de continuité entre Gaza et la Cisjordanie. Alors que le processus de paix est à la dérive, et que la population n’en perçoit aucun bénéfice significatif, le revenu moyen a chuté et le chômage s’étend, ainsi que le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. La désillusion s’ancre parmi une population assiégée par des barrières et blocages routiers fixes et mobiles. Le bouclage continu de Gaza entraîne une asphyxie économique et perturbe le fonctionnement des structures sanitaires et d’assainissement.

Santé

Le système de santé paie un lourd tribut à l’occupation, les restrictions de mouvement limitent les possibilités de traitement médical. La construction du mur de séparation a miné les efforts de répartition géographique des centres de soins. Beaucoup de cliniques éprouvent des difficultés à obtenir de l’eau courante et de l’électricité. Outre les maladies infectieuses et infantiles, les afflictions dues à l'insalubrité, à la malnutrition, les pathologies dites «de civilisation » sont en augmentation. L’expérience de la violence et de l’insécurité, l’éclatement de liens sociaux et familiaux se traduisent en termes d’équilibres psychiques fragilisés.

Coopération et aide au développement

Les territoires occupés vivent ‘sous perfusion’ internationale, plus de 6 milliards de dollars d’aide au développement fut octroyés entre 1993 et 2003. Néanmoins, la multiplication de projets cloisonnés et concurrents entrave le potentiel d’action concertée. Dans le contexte de crise, les projets de développement sont substitués par l’aide humanitaire, notamment vouée à reconstruire les infrastructures détruites par Israël. Les sanctions imposées suite à la victoire du Hamas aux élections législatives ont aussi amplifié les formalités administratives pour les ONG.

Documents de situation