Bolivie
Contexte
Après une période d’extrême violence liée au mouvement sécessionniste de 2008 et l’adoption de sa nouvelle Constitution l’année suivante, la Bolivie semble avoir retrouvé un peu de stabilité. Le département de Cochabamba, au centre du pays, compte 2 millions d’habitants. Son chef-lieu a connu un développement chaotique, avec pour conséquences de profondes lacunes dans les services de santé publique, d’éducation, d’aménagement du territoire et des transports. Des progrès ont certes eu lieu avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement socialiste. Mais les moyens demeurent faibles et la diminution de l’extrême pauvreté ainsi que l’amélioration des services de base restent lacunaires.
Santé
Le pays a les plus mauvais indicateurs sanitaire du continent latino-américain, les taux de mortalité materno-infantile et de dénutrition sont élevés, particulièrement dans les populations d’origine indigène vivant sur les hauts plateaux andins. Ces dernières connaissent un fort taux migratoire et adoptent les modes de vie des centres urbains, s’exposant ainsi à des situations à risque : travail sexuel, consommation excessive d’alcool, fragmentation et violence familiale. Durant ces dernières années, le gouvernement a mis en place plusieurs services de soins gratuits, mais plus de la moitié de la population souffre d’exclusion du système de protection sociale.
Coopération et aide au développement
La Bolivie est l'un des principaux récipiendaires de coopération au développement du continent américain. Les agences de coopération bilatérale et d’ONG y sont représentées en nombre. En 2006, une controverse a éclaté à ce sujet, mettant en cause les fonds reçus par les ONG, dont certains financeraient le parti au pouvoir au détriment de la cohésion nationale.
